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17/07/2006
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Le design : pas seulement une affaire de look
Le samedi 22 juillet 2006 – la veille de l’ouverture de BODY LOOK et bodytex (du 23 au 25 juillet 2006), comme le veut la tradition – l’IGEDO Company Düsseldorf, nouvel organisateur du salon professionnel de la lingerie, de la mode balnéaire et des chaussants, et des tissus et accessoires pour ces secteurs, invite les représentants du commerce, de l’industrie et des médias à la 11e édition du Forum de l’innovation, dans la métropole rhénane. Un thème intéressant a été choisi pour ce rendez-vous de la filière, une manifestation unique en son genre dans toute l’Allemagne, qui se déroulera dans la salle 3 du Centre des Congrès CCD Sud : « Le design est indispensable – est-ce une question de prix et/ou de design ? » Frank Hartmann, directeur général de l’IGEDO Company, explique le choix de ce sujet : « C’est précisément quand les temps sont difficiles que le design offre au détaillant une immense possibilité d’attirer l’attention du consommateur sur ses produits. » Quelque 300 visiteurs sont attendus aux exposés, pour lesquels la société organisatrice des salons a réussi à s’assurer la participation d’intervenants de haut niveau.
La ronde des conférences de cette journée sera ouverte par Maryan Mehlhorn, gérante associée et designer en chef du maryan beachwear group (Murg), qui, avec son mari Thomas Mehlhorn, a conduit la marque au succès international. Sa recette : un souci constant à la fois du côté mode et de l’aspect fonctionnel des modèles, et aussi une personnification systématique de la griffe. Dans son exposé, elle apporte la preuve que design et fonction ne sont pas nécessairement contradictoires, mais que la capacité à faire le grand écart entre ces deux extrêmes apparents peut déboucher sur une combinaison très réussie. Regarder ce qui se passe ailleurs « Ce n’est qu’en risquant un œil à droite et à gauche que l’on découvre des choses inédites et innovantes », affirme avec conviction Claudia Rüdinger, qui possède une enseigne très prospère de lingerie. Aller voir ce qui se passe ailleurs : une démarche qu’a osée cette femme d’affaires de Düsseldorf il y a huit ans. Lors d’un salon – qui n’avait d’ailleurs rien à voir avec son secteur – elle a en effet découvert le label « Viva Maria » de la créatrice Simone Franze. C’est la coopération fructueuse qui est née de cette rencontre qu’évoqueront Simone Franze, Claudia Rüdinger et l’agent de distribution Brenda Boos, basée à Potsdam. « Présenter tôt son design, pour avoir une longueur d’avance » est le titre de l’exposé de Wolfgang Klinder, directeur du salon munich fabric start de Munich. Une thèse provocante, puisque, à l’époque du piratage industriel, elle implique le risque de retrouver presque instantanément son produit contrefait en Extrême-Orient. Un risque qu’il faut savoir prendre, explique Klinder : en effet, pour qu’un nouveau produit s’impose au final avec un véritable succès, il est indispensable que le nouveau design – et l’idée qui y est liée – soient propagés ensemble à un stade précoce. L’appétit seul ne suffit pas : le design doit aussi avoir bon goût C’est sachant parfaitement de quoi elle parle que Mara Michel évoquera dans son exposé la diversité des goûts des consommateurs : secrétaire générale de la Fédération des Designers allemands de mode et de textile (Würzburg), elle conseille en effet les industriels et les détaillants sur la manière d’optimiser leurs collections – depuis l’idée jusqu’au point de vente. Il ressort d’analyses effectuées par cette fédération que l’on peut distinguer clairement quatre univers stylistiques qui influencent le comportement du consommateur d’aujourd’hui au moment de faire ses achats. Si l’on veut interpeller le client de manière ciblée, les produits proposés doivent refléter nettement ces quatre « goûts ». Il ne suffit pas d’éveiller l’appétit pour le design : le produit doit aussi avoir bon goût, et donc générer un sentiment durable de satisfaction. « Marque et design – pas d’impression ni d’expression sans une ‘écriture’ caractéristique » est le titre de l’exposé de Mark Bitzer, directeur de la Sté Eva B. Bitzer GmbH (Winterlingen) pour la section Fürstenberg. Pour lui, le fait qu’un produit soit reconnaissable entre tous, et possède donc un design vraiment caractéristique, contribue pour une part essentielle à la réussite du produit en question. « Pour une entreprise comme Eva B. Bitzer, très spécialisée dans un créneau pointu, la politique menée en matière de produits et de gamme est un facteur déterminant de succès. Veiller en permanence à gérer une marque de manière créative et innovante, tout en veillant à ce qu’elle garde son identité et soit donc reconnaissable entre toutes, constitue aujourd’hui un enjeu de plus en plus important pour toute entreprise », affirme ce technicien diplômé vêtement et textile. Après l’intervention de Sylvie Nützel-Lange, consultante marketing et mode pour Invista Allemagne (Francfort s/Main), qui, avec son exposé sur les tendances, donnera le ton pour la passation d’ordres pour la saison printemps-été 2007, c’est Sabine Schommer, responsable de projet pour BODY LOOK (Düsseldorf) qui fermera la ronde des intervenants. Son sujet : Que voulons-nous : la classe ou la masse ? A-t-on de nouveau le courage de privilégier la qualité ? Sur la base de résultats actuels d’études portant sur le marché des salons en Europe, une constatation s’impose : « Le style, la philosophie, le design et la présence sur les salons sont des outils de communication indispensables à l’identification d’une marque – qui génèrent par là même une véritable valeur ajoutée pour l’ensemble de la filière », résume la responsable de projet.
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« Rétour
(Source: Modemedia)
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